Les entreprises de l’AFEP, l’Association française des entreprises privées, appellent l’Union européenne à mieux les impliquer dans toutes les discussions et actions relevant de la finance durable. Elles demandent également  que soit élaboré un cadre permettant d’améliorer le reporting sur les questions environnementales et, plus généralement, sur les questions non-financières, tout en créant les conditions d’un dialogue constructif et équilibré entre les investisseurs et les entreprises.

Les grandes entreprises françaises ont placé la RSE au cœur de leurs stratégies depuis plusieurs années et sont leaders en Europe sur cette implication. Elles ont pris des engagements publics et concrets pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, respecter les droits de l’homme, préserver la biodiversité et développer l’économie circulaire. Elles se félicitent du plan d’action de la Commission, mais regrettent de ne pas avoir été suffisamment associées aux travaux et aux discussions qui ont abouti à ce plan.

Afin de mettre en place des mesures efficaces et proportionnées favorisant une finance durable, il est crucial d’impliquer les entreprises, qui jouent le rôle central dans les processus de transition énergétique et de reporting.

Les entreprises françaises présentent déjà le plus haut niveau d’informations non-financières par rapport aux entreprises du monde entier, notamment en matière de risque climatique, et poursuivent leurs progrès en faveur d’une intégration des différents reportings. Les entreprises demandent à l’Union européenne que soit élaboré un cadre permettant d’améliorer le reporting sur les questions environnementales et, plus généralement, sur les questions non-financières, tout en créant les conditions d’un dialogue constructif et équilibré entre les investisseurs et les entreprises.

Tout en comprenant la nécessité d’établir une taxonomie des activités respectueuses de l’environnement, les entreprises soulignent la nécessité d’évaluer les conséquences de cette démarche. Elle ne devrait pas conduire à des stratégies d’exclusion de la part des investisseurs. Au contraire, les entreprises souhaitent le développement de financements attractifs pour soutenir leurs processus de transition écologiques et énergétiques. La taxonomie doit donc tenir compte des spécificités des secteurs d’activité ainsi que des efforts de transition en cours et prévus des entreprises.